• Ici, les femmes ne rêvent pas

    Auteur : Rana Ahmad 

    Titre : Ici, les femmes ne rêvent pas — récit d’une évasion 

    Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni 

    Édition : Globe, l’école des loisirs  

    Année de publication 2018 (2016)  

    Date de lecture : 6 janvier 2020 

     

    En revenant de son voyage sur les plages japonaises, le héron s’arrête en Arabie saoudite. Là-bas, il fait rencontre Rana et découvre monstrueuse sur la condition des femmes et l’islamisme radical.    

     

    Résumé : Rana, habite en Arabie saoudite. Elle y vit de manière insouciante et heureuse jusqu’au jour de ses 9 ans où son grand-père décide qu’elle doit devenir une bonne musulmane. C’est alors qu’on lui retire son vélo flambant neuf et qu’on le donne à l’un de ses oncles. Un an après, elle doit porter le niqab ainsi que l’abaya noire. Elle apprend à être aimée d’Allah et cela passe par le rejet total de son corps, son sexe, le fait d’être une femme. Attouchement, brutalité Rana apprend à vivre dans un monde ou les hommes sont la loi. Condamné à épouser un homme elle sera réduite à l’état de souillon occupant ses journées à faire le ménage et ses 5 prières. Plus tard, grâce à Internet elle échappera à ce monde où «l’hypocrisie et l’obsession transforme les hommes en ennemis de leurs propres sœurs, filles ou épouses» (quatrième de couverture).   

     

    Mon avis : émouvant et violent, quelle histoire sombre que dépeint Rana, quelle horreur de savoir que ce n’est pas de la fiction, mais bien le récit d’une vie. C’est avec des mots simples que Rana raconte son passé. C’est navrant de voir comment la dérive islamique a changé ce pays de culture en prison où les femmes non strictement aucun droit. Le plus difficile c’était de lire toute cette souffrance qui accompagne Rana au quotidien, de savoir que là-bas il n’y a aucune justice et que les femmes sont méprisées. En effet, si une femme se fait violer (et cela est très courant sans parler de la pédophilie et de l’inceste) c’est considéré comme étant de sa faute. Pire encore, elle sera même battue par sa famille pour déshonneur. Tout est fait pour faire culpabiliser les femmes de leurs corps et de leur sexe. Pourtant elles ne sont que des victimes prises dans les griffes de ces «hommes» qui sous la «charria» on trouvé l’accomplissement de toutes leurs perversions et idées saugrenues.  

     

    Lire ce récit, c’est vivre cette enferment cette violence. À chaque fois que Rana nous raconte les mésaventures de ces femmes et d’elle-même, c’est comme un viole que nous recevons : celui de notre liberté, celui de notre fierté, celui de notre espèce. Il parait presque impensable que des femmes puissent accepter un tel traitement! Et c’est justement là que le témoignage de Rana Ahmad est crucial : quand on naît là-bas, que l’on voit tout le monde vivre comme ça : comment penser autrement? Et c’est un chemin difficile, dangereux presque irréalisable pour la plupart des femmes. Et heureusement elle l’a fait, et d’autres pourront le faire.   

     

    L’islam est une religion qui prône l’amour de son prochain. C’est un sujet difficile à aborder en France et il y a que trop d’amalgames à ce propos. Je vous recommande de visionner le reportage d’Arte sur cette religion trop souvent mal jugée : clic qui vous permettra d’avoir un regard intéressent en complément de cette lecture terrifiante.  



     

    Aenor Fern 

     

     

     

     


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