• François le Bossu

     

     Titre: François le Bossu

     Auteur: Comtesse de Segur

     Édition: Michel de L'Ormeraie

    Parution: 1979

     

    L'histoire: Christine mène une « vie de misère », abandonnée aux mauvais soins de sa bonne, Mina, par une mère plus occupée de ses toilettes et de sa vie mondaine et un père trop faible.

     M. des Ormes garda le silence, comme d’habitude, devant l’opposition de sa femme. Elle courut dans sa chambre pour préparer sa toilette du lendemain. Elle ne songea pas à Christine

     Heureusement, elle a l'affection de ses cousins Gabrielle et Bernard et surtout celle de François de Nancé, un jeune voisin souvent rejeté à cause de sa bosse.

     

    Mon avis: Qu'y a t-il de mieux durant une convalescence qu'un livre de Mme de Segur? Comme à son habitude, nous retrouvons les personnages types de l'univers de la Comtesse: Christine dans le rôle de l'enfant délaissée en dépit de toutes ses qualités, Gabrielle et Robert dans le rôle des bons cousins, François dans le rôle du meilleur de tous les enfants (malgré son infirmité: sa bosse), M.Nancé dans le rôle de l'adulte salvateur et Paolo dans celui de l'étranger Italien cette fois. Pourtant, dans ce roman, Sophie explore un sujet un peu nouveau: celui du handicap, qui lui permet d'axer son livre sur la morale chrétienne, le bon sens et la charité. François est donc un jeune garçon qui, durant sa petite enfance, subit un accident qui le rend bossu. Les gens ont peur de lui et le rejettent. Ils le croient méchant car son apparence est hideuse, alors que son âme, elle, est certainement la plus pure de toutes. Madame la Comtesse ne nous offre pas un récit larmoyant dans lequel son héros handicapé pleure sur son sort, mais qui bien au contraire profite de ce qu'il a. Il est si bon qu'il aide sa petite amie, la jeune Christine, abandonnée par ses parents. Voilà une des premières morales que nous offre Sophie à travers son livre, un message d'espoir: nous ne sommes jamais seuls, nous devons tous nous entraider et nous ne devons jamais nous plaindre de notre situation et à cela j'ajouterai profiter de ce que la vie nous donne.

    François le Bossu

     Nous sommes plongés dans le quotidien de Christine et non François pendant la majeure partie du livre. On apprend les malheurs de Sophie... Euh non de Christine! Qui subit multiples tourments avec sa mère vaniteuse, sa bonne Mina qui est d'une cruauté sans fin, et son père qui malgré la compassion qu'il lui accorde est bien trop occupé pour lui accorder un peu d'attention. Les épopées se passent jusqu'à ce que Christine vienne vivre chez M.Nancé pour plusieurs raisons... Interviennent de nouveaux personnages, Maurice et Adolphe, qui ne sont pas gentils avec François et finiront pas le regretter amèrement. Car Sophie nous amène à sa seconde morale qui est: tout finit par se payer. L'exemple de Maurice sera pour moi le plus marquant.

     [Spoil] Le personnage de Maurice après avoir déclenché un incendie avec son frère devient encore plus infirme que François. Bien sûr, François ne lui en tient pas rigueur et lui rend visite aussi souvent que possible ainsi que Christine. Ce dernier meurt d'une façon si violente! Enfin une chose à laquelle je ne m'attendais vraiment pas de la part de cet auteur. Même si on cherche à nous faire croire que, parce qu'il meurt en bon chrétien, c'est une bonne fin pour ce personnage, je suis persuadée qu'étant enfant je n'aurais pas compris cela et j'aurais eu très peur. [Spoil].

     Une belle petite histoire comme toujours avec La Comtesse, un vrai régal. Cela fait vraiment du bien de voir des personnages qui expriment sans cesse leur amour les uns pour les autres. C'est mielleux certes, mais dans ce monde moderne où l'on n'a plus le temps de se dire «Je t'aime» que ce soit entre amis ou pire à la famille, ça réconforte.

     

    François le Bossu

     

     Citation:«Maurice joignit les mains avec un geste de désespoir et gémit tout haut sur l'insensibilité de son frère et il en fit la comparaison avec François, et il se demanda d'où pouvait venir cette différence. Il crut comprendre qu'elle provenait de l'éducation différentes qu'ils avaient reçue: Adolphe et lui, élevés légèrement, sans religion, sans principes, ne vivant que pour le plaisir et la dissipation; François élevé pieusement, sérieusement quoique gaiement pratiquant la religion et la charité s'oubliant pour les autres et faisant passer le devoir avant le plaisir.»

     

     

    A lire Si Vous aimez

    -Les histoires d'enfants

    - les points de vue heureux sur des handicapes

    -la morale

     

    Ma note: 17/20

     

    Bien à Vous

    ❦Murmure Du feu ❦

     


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