• Courrier des tranchées de Stephan Brijs

    Titre: Courrier des Tranchées

    Titre Original: Post voor mevrouw Bromley

    Auteur: Stefan Brijs  

    Année de Publication: 2011

     

    ❦ Avant Propos Féerique ❦ 

    LA GUERRE ! LA GUERRE ! C’EST LA GUERRE, criait la foule dehors. Aenor, posa le livre qu’elle était en train de lire, et alla ouvrir sa fenêtre. Elle avait bien entendu, la guerre venait d’être déclarée. Dehors, elle voyait les villageois célébrer l’annonce. Les enfants hurlaient à rompre leur corde vocale, et couraient dans toute la place. Les femmes comméraient sur les événements. Les hommes montraient leurs muscles avec exagération, demain, ils s’engageraient pour l’armée. Refermant les volets afin de ne plus voir cet affolement irrationnel, Aenor contempla l’espace qui l’entourait. « Une pièce tapissée de livres […]. Du plancher au plafond. Des murs de cuir. Des lettres d’or. » (p27). Elle aimait regarder tous ces livres, dans cette forêt d’univers, elle savait que tout cela ne serait plus pareil. Rejoignant son fauteuil, elle se mit à l’ouvrage : les soldats auront bien froid durant l’hiver, ils auront besoin de chaussettes bien chaudes. Elle se mit au tricot, œuvrant en prévision de cette longue guerre.

    ❦ Quatrième de couverture ❦  

    Londres, à l'aube de la Première Guerre mondiale. John Patterson refuse de s'enrôler, faisant fi du patriotisme et de l'effervescence populaire, contrairement à son meilleur ami Martin Bromley. Bercé par Keats et Thackeray, John, insatiable lecteur, veut étudier la littérature anglaise et se complaît dans cet univers aux antipodes de la violence du conflit. Mais celle-ci se rappelle brutalement à lui lorsque le père de John, facteur, ne se résout pas à donner à Mme Bromley la lettre l'informant de la mort de son fils. 
    En France, sur le front. John est finalement appelé à rejoindre les rangs de l'armée. Il découvre que Martin n'est pas mort en héros comme annoncé, mais qu'il a été exécuté par ses supérieurs. Doit-il révéler la vérité à Mme Bromley avant de partir pour une opération où il pourrait y laisser la vie ? 

    ❦ L'avis D'Aenor 

    Abordant un sujet classique de la littérature contemporain, Stefan Brijs décrit avec émotion cette période historique. La guerre et son traitement romanesque ne font pas partie de mes thèmes de prédilection. Pourtant, à peine avais-je commencé le livre que je ne pouvais m’en détacher. En trois jours, j’achevais l’ouvrage. C’est beau, c’est révoltant, c’est attristant. L’histoire est vécue à travers les yeux de John, un jeune littéraire qui vient d’être accepté à l’université. Son frère de lait Martin, souhaite s’engager et propose à son ami de le rejoindre. Mais John a d’autres idées en tête, passionné de littérature, il a enfin la chance d’entrée à la faculté. Entre passion et guerre, Stefan Brijs, nous décrit avec force les répercussions sociales qu’engendre la prise des armes. Il dépeint un Londres nationaliste, endoctriné qui n’hésite pas à envoyer ses enfants dans les tranchées. Tout en nous offrant un tableau de la Première Guerre mondiale, l’auteur arrive à soutenir son propos, sans nous apitoyer. Les réflexions intellectuelles et passionnées que ce soit autour de la guerre comme de la littérature ou encore la botanique permettent aux lecteurs de souffler dans la lourdeur du paysage. Les références littéraires et poétiques permettent des envolées, même dans les moments les plus noirs. Comme pour Thomas Olde Heuvelt qui m’a donné envie de lire The Witch de Roal, Stefan Brijs m’a transmis l’envie de découvrir et partager les poèmes de John Keats dont le personnage porte le même prénom. Cet attachement que j’ai entretenu pour John, ce grand garçon poétique m’a donné cette impulsion pour continuer la lecture, combien même, je ne voulais pas découvrir certaines vérités. Le livre achevé, je ne pouvais qu’exprimer ma frustration de devoir laisser cet homme sans pouvoir connaître la suite de ses aventures. Lui, qui à travers ses yeux, nous a permis de voir la guerre et d’y survivre.

     

    L’auteur nous dresse également un portrait des souffrances méconnues des facteurs, porteur de mauvaises nouvelles, personnes craintes autant qu’attendues, revêtissent par moments le visage de la faucheuse devant les familles. Ces courriers, qui sont au cœur du roman, qui rythme le quotidien de tous les soldats et de toutes les familles. Ces lettres d’espoir, d’angoisse et d’amour. Encore une fois Stefan Brijs a su montrer le rôle crucial de ces bouts de papier, qui sont en réalité bien plus que ça : ce sont des fragments de vie. Par les va et viens du courrier, l’auteur rend hommage, aux mots, à la littérature, l’art et la liberté. 

    ❦ Le Goût Thé 

    Rien de tel qu'un bon thé anglais, comme un english breakfirt pour vous faire voyager à travers cette époque. Au loin dans certaines cafés ou lieu d'accueil, vous pourrez trouver quelques soldats qui se détendent sur le billard. D'autres assisterons à la messe et vous chanterons The Crucifixion de Stainer (cité dans l'ouvrage). 

    Aenor Fern http://ekladata.com/U3-T6TisANDv0_WGSo2Z43EGp18.png   

    ❦ Murmure Du Feu   

     


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