• Albert Camus L'étranger

     

     

    Albert Camus L'étranger

    Titre:L'étranger

    Auteur : Albert Camus

    Genre : Classique

    Publication 1942

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    5) Un Classique

     

    L'histoire:"Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."

     

    Mon avis: Je suis heureuse de retrouver le style que j'avais tant aimé dans la Peste. J'avoue m'être lancée dans l'étranger sur un coup de tête. Je n'ai même pas lu le résumé, du coup j'ai pu avoir une surprise totale.

     

    C'est un grand classique que beaucoup ont lu durant le lycée. Il est également un des récits classiques favoris des jeunes et je comprends pourquoi! L'ambiance est peu commune, on passe d'un asile à une prison. Le texte ne s'arrête pas sur des descriptions longues et ennuyeuses... Caractéristique des auteurs dit classique (ce qui nous fait frémir avant même de savoir sur lequel on va tomber)... Le sujet est actuel ou du moins on s'y plonge facilement.

     

    Compte tenu de l'histoire en elle-même je la trouve intrigante . Sa force majeure est son personnage principal. C'est lui qui fait de l’œuvre un grand classique.Pour commencer notre héro n'est jamais nommé, on sait que c'estAlbert Camus L'étranger un homme tout au plus. Nous ne savons rien de son passé, ou encore de sa nationalité. C'est pour moi une réussite que de mener un récit sans nommer son personnage principal. Le second point qui m'impressionne c'est le regard de ce dernier. On a l'impression qu'il est constamment déconnecté du monde. Il est présent mais pas au même moment que les autres. Pour expliquer mon propos j'ai le formidable souvenir d'une séance de théâtre que j'ai effectuée autrefois. C'était un exercice simple,chaque personne sur le plateau devait effectuer des gestes inspirés du quotidien de plus en plus rapidement. Une fois ensemble cela donnait une drôle de machine dans laquelle des rouages s'actionnaient. Puis j'avais été sélectionnée pour que à un moment précis de mon choix, je commence à marcher entre toutes les personnes d'un pas très lent entrant en contradiction avec ce monde qui s'accélère. J'évolue dans le même espace temps que les autres, mais je semble à part, comme une étrangère au sens de Simmel*, à la fois dans le monde car je suis humaine mais hors de celui ci car je suis une étrangère. Ici le personnage principal ma donné la même impression. Il est là présent, il communique mais semble toujours déconnecté en quelque sorte comme si il n'était jamais complètement là. Pourtant par d'autre moment j'y trouve la figure du contemplatif. Dans son monde il trouve le temps d'écouter autrui ce qui est vraiment intéressant. Tous viennent le voir, lui parle de leur problème. Dans sa déconnexion il semble posséder un pouvoir d’attraction.

     

    [* Simmel est un sociologue qui parle de l'étranger comme quelqu'un d'ailleurs qui a reçu une socialisation différente à la société dans laquelle il vit.]

     

    Quand je repense à ce récit, j'ai l'impression que notre personnage est en perpétuel état de choc. Le héro perd sa maman au début de l'histoire. C'est notre point de départ dans lequel tous les événements inconsciemment ou non vont s'enchaîner. Jusqu'au dernier moment Albert Camus maintient cet esprit.

     

    Albert Camus L'étranger [Spoil] Le personnage est donc condamné à mort pour son meurtre. La mort dans cet ouvrage, semble être le salut de notre personnage. On le remarque surtout dans les dernières lignes: notre homme s'approche de sa liberté en même temps qu'il avance vers la guillotine. Il comprend que sa mère elle-même avait ressentie ce sentiments à l'approche de son propre décès et il y trouve une sérénité. Je remarque également que l’œuvre s'ouvre sur la mort et se referme sur une mort au sens physique du terme. Si je poursuis ma pensée je serai tentée de dire que le récit ne se ferme pas du tout sur la mort, mais bien au contraire, il s'achève sur la vie. Les pensées de notre personnage le confirment «Si près de la mort, maman devait s'y sentir libérée et prête à tout revivre. Personne, personne n'avait le droit de pleurer sur elle. Et moi aussi, je me suis senti prêt à tout revivre.» [Spoil]

     

    Pour terminer j'aimerai encore parler d'un personnage qui m'intrigue c'est Maria. Son rôle n'est pas vraiment développé pourtant sa présence est nécessaire au héro. Elle semble complètement folle, elle aime un homme qui ne fait pas attention à elle. Un de leur dialogue m'a profondément choquée. Elle le demande en mariage est ce dernier répond Oui mais sans émotion, bref ils discutent et à la fin elle lui demande si, cette proposition avait été faite par une autre aurait-il eu la même réponse et il lui dit: Probablement. Personnellement moi je n'accepterais ce genre de comportement. Enfin c'est ce qui fait mon intérêt pour ce personnage qui m'a l'air encore plus perdu que lui.

    Derrière un histoire poignante découvrez le monde tel que vous ne l'avez jamais vu, comme si vous étiez un étranger.

    This gent didn’t wait to see if he was convicted and sentenced ...

    Ma note: http://ekladata.com/U3-T6TisANDv0_WGSo2Z43EGp18.pnghttp://ekladata.com/U3-T6TisANDv0_WGSo2Z43EGp18.pnghttp://ekladata.com/U3-T6TisANDv0_WGSo2Z43EGp18.pnghttp://ekladata.com/U3-T6TisANDv0_WGSo2Z43EGp18.pnghttp://ekladata.com/U3-T6TisANDv0_WGSo2Z43EGp18.png/5

     

     

    A lire si vous aimez:

    -Les classique

    - Les histoires déconcertante

    - L’ode à la vie

     

    Bien à Vous
    ❦Murmure du Feu❦

     


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